JUÇARAL

Juçaral est un village isolé, au milieu d’étendues infinies de canne à sucre.
Six mille habitants environ y vivent dans des conditions qui furent très longtemps misérables.

Heureusement, les choses tendent à changer : petit à petit, les conditions de vie s’améliorent, même si tout ceci reste bien précaire pour une grande majorité des habitants.

Juçaral, c’est où ?

Juçaral se trouve à environ 70 km de Recife, dans l’état du Pernambouc. (Nordeste du Brésil)

Juçaral se trouve à 1 heure en voiture de Récife

un village au milieu de la canne

Juçaral est issu du démantèlement d’un ancien engenho et du regroupement (pour des raisons de sécurité) en un même lieu de toutes les familles qui vivaient d’une manière dispersée dans la « campagne » environnante.

Colette estime que, lors de sa venue (1973), Juçaral comptait une population de l’ordre de 800 habitants. Elle serait maintenant de 5000 habitants (le chiffre de 6000 est même annoncé par Kénio lors de sa venue en France en juillet 2001). Ce chiffre est étonnant car, lorsqu’on parcourt le village on se demande où se trouvent tous ces habitants : 5000 habitants ce n’est tout de même pas rien ! Dona Dédé, qui tient le registre d’état civil, a porté sur ses livres le total de 145 naissances pour 1999. Ce chiffre, si l’on suppose un taux de natalité de 30°/oo, correspond bien à une population de 5000 habitants... La mortalité est faible puisque 8 décès ont été enregistrés en1999. Outre l’impact de la crèche et les actions de préventions médicales mises en place par le gouvernement, ce chiffre s’explique également par le fait que la population de Juçaral est une population jeune

Ce qui frappe l’esprit du visiteur à Juçaral est l’absence de voie de communication à l’exception d’une piste en terre, partiellement ou totalement impraticable en période de pluie. Des travaux de rénovation sont actuellement envisagés.
Un service d’autobus relie Juçaral à Vitoria de Santo Antao à raison de 4 ou 5 rotations quotidiennes tandis qu’une dizaine de 4x4 assurent « Ãƒ l’africaine » des voyages à la demande.

Les services publics

L’eau est arrivée en 1988. Elle avait été précédée par l’électricité qui était présente dès 1967.
Le long de la rue principale la poste est dotée de 250 « cases postales ». Il n’y a bien sà»r pas de service de distribution de courrier. Récemment un faisceau de 200 lignes supplémentaires a été installé. De plus en plus de téléphones portables font leur apparition.